Au Palais Royal

"Le froid de la nuit me saisit. Les volets étaient tirés, mais au Palais Royal, l’animation se poursuivait tard le soir et jusqu’au petit matin. Rendez-vous galants sous les galeries, rencontres dans les salles de jeux et dans les cafés, discussions agitées après les spectacles... Gens de lettres, artistes, comédiennes, personnalités politiques, tous avaient leurs habitudes dans ce quartier." (extrait du roman page 24)
En se promenant aujourd'hui dans la Galerie Montpensier du Palais Royal, on peut découvrir l'enseigne d'un café que Géricault, Corréard, Savigny... ont pu fréquenter.

"L’adresse que Géricault avait griffonnée indiquait une librairie « Au Naufragé de la Méduse », sous les galeries de bois du Palais Royal. Dans le brouillard qui noyait Paris ce matin-là, j’attendis patiemment sous les promenoirs couverts entre les hangars en planches des boutiques.

Corréard n’y parut qu’à neuf heures. Il me fit entrer dans son magasin très encombré de livres et de papiers.
- J’ai ouvert il y a trois mois, forcé d’abandonner mon métier d’ingénieur-géographe." (extrait du roman page 57)

Au Palais Royal, une petite boutique bien encombrée, dans laquelle on imaginerait presque la librairie de Corréard, si celle-ci n'avait pas été installée dans les galeries de bois, détruites en 1829 et remplacées par la Galerie d'Orléans.
Galerie ouverte sur le jardin du Palais Royal
Le Palais Royal en 1819
Les "Deux Plateaux", ou "colonnes de Buren", 1985/1986 et rénovées en 2008/2009

Cour d'honneur du Palais Royal
Si on quitte le jardin pour se rendre dans la cour d'honneur (3 000 m2 ),  on découvre en écho aux colonnes des galeries 260 colonnes octogonales de marbre blanc rayé de noir, de hauteurs différentes. 
Pourquoi ces rayures ? En 1965, une toile de store rayée va  inspirer à Daniel Buren (artiste français né en 1938) un outil visuel, son propre vocabulaire artistique : des bandes verticales alternées blanches et colorées de 8,7 cm de largeur.


En lieu et place de ce qui servait de parking pour les institutions attenantes (Ministère de la culture, Théâtre de la Comédie-Française), Daniel Buren a conçu une œuvre au caractère urbain (asphalte et caillebotis métalliques).
L’œuvre se présente sur deux niveaux, deux "plateaux" qui se répondent : le niveau du sol sur lequel les promeneurs déambulent, et le niveau du sous-sol, sur lequel de l'eau coule en permanence.